Un rapport paru dans NEJM Evidence recense 592 cas confirmés de silicose chez des travailleurs californiens ayant fabriqué des plans de travail en pierre reconstituée entre janvier 2019 et juin 2026. Au moins 31 travailleurs sont décédés et 65 ont nécessité une greffe pulmonaire. L'étude, intitulée « Silicosis Epidemic Among Workers Fabricating Engineered Stone (quartz) Countertops in California, 2019–2026 », a été présentée le 20 août 2026.
David Michaels, de l'université George Washington, a dirigé l'étude avec des coauteurs du département de la santé publique de Californie, de l'UCLA et de l'UCSF. Les conclusions portent sur les travailleurs qui fabriquent de la pierre reconstituée, également appelée matériau de plan de travail en quartz, et sur l'exposition aux poussières de silice générées lors de la découpe, du meulage et du polissage.
Par ailleurs, l'Occupational Safety and Health Standards Board de Californie a voté par 3 voix contre 0 le 21 mai 2026 pour demander à Cal/OSHA de rédiger une norme temporaire d'urgence en vue d'interdire la fabrication et l'installation de pierre reconstituée contenant plus de 1 % de silice cristalline. Cette directive du Board lance les travaux de rédaction ; il ne s'agit pas d'une interdiction déjà en vigueur.
Résultats du rapport
Le rapport couvre la période de janvier 2019 à juin 2026 et recense les cas confirmés de maladie chez les travailleurs californiens fabriquant des plans de travail en pierre reconstituée. Les 592 cas confirmés, au moins 31 décès et 65 greffes pulmonaires sont des chiffres distincts. Ils décrivent les conséquences humaines associées à l'exposition professionnelle traitée dans l'étude, et non une mesure de performance du produit.
L'article a été publié dans NEJM Evidence et nomme David Michaels comme auteur principal. Ses coauteurs incluent des contributeurs du CDPH, de l'UCLA et de l'UCSF. Pour les équipes d'approvisionnement et de spécification, le rapport associe un bilan sanitaire documenté des travailleurs californiens aux choix de matériaux effectués pour les plans de travail et les travaux de fabrication associés.
Chiffres des cas signalés
- 592 cas confirmés de silicose chez des travailleurs californiens fabriquant des plans de travail en pierre reconstituée.
- Au moins 31 travailleurs sont décédés.
- 65 travailleurs ont nécessité une greffe pulmonaire.
- Période d'identification des cas : janvier 2019 à juin 2026.
Michaels a déclaré : « Des centaines de travailleurs sont tombés malades en fabriquant des Plans de travail en quartz, un produit dont nous n'avons pas besoin, surtout lorsqu'une alternative plus sûre est disponible. » Cette déclaration est attribuée à l'auteur principal de l'étude et concerne le cadre de fabrication des plans de travail décrit dans le rapport.
Matériau et exposition
La pierre reconstituée, souvent appelée quartz, est obtenue en broyant du quartz naturel en poudre fine et en le liant avec des résines polyester et des pigments. Ce matériau contient généralement plus de 90 % de silice cristalline. Lors de la découpe, du meulage et du polissage, il libère de fines poussières de silice. Ces poussières provoquent la silicose, une maladie pulmonaire incurable.
Cette description du matériau est importante, car une surface en quartz reconstitué n'est pas simplement une étiquette associée à une finition visuelle. Sa composition à base de poudre de quartz, de résine et de pigments fait partie du problème d'exposition décrit dans le rapport. Les acheteurs qui envisagent des surfaces en quartz reconstitué peuvent distinguer la catégorie de matériau des mesures de contrôle et des méthodes de travail utilisées lors de la fabrication.
Le rapport se concentre sur les travailleurs californiens qui fabriquent des plans de travail en pierre reconstituée. Il ne place pas tous les matériaux en pierre dans la même catégorie. Pour les équipes qui examinent d'autres pistes matériaux, la comparaison entre pierre naturelle et porcelaine frittée offre un contexte pertinent d'alternative à plus faible teneur en silice.
Action réglementaire en Californie
La WOEMA a saisi l'Occupational Safety and Health Standards Board de Californie pour demander l'interdiction de la fabrication et de l'installation de pierre reconstituée contenant plus de 1 % de silice cristalline. Le 21 mai 2026, le Board a voté par 3 voix contre 0 pour demander à Cal/OSHA de rédiger une norme temporaire d'urgence en vue de cette interdiction.
La distinction entre une directive du Board et une restriction en vigueur est essentielle dans les communications de projet. Le procès-verbal indique que le Board a demandé la rédaction d'une norme temporaire d'urgence ; il ne précise pas qu'une interdiction est déjà entrée en vigueur. L'évolution de la réglementation californienne est détaillée dans l'avancement de l'interdiction en Californie.
Pour un acheteur, les points de référence factuels immédiats sont le rapport sur les cas recensés, la teneur typique en silice cristalline du matériau et le vote du Board du 21 mai. Ces éléments peuvent être consignés sans présenter la norme proposée comme une exigence déjà applicable.
Ce que cela signifie pour les acheteurs
Acheteurs, importateurs et équipes de spécification peuvent dissocier le choix du produit de l'exposition en fabrication décrite dans le rapport. Une discussion sur les matériaux peut préciser si une surface en quartz reconstitué est demandée, tandis que les échanges d'approvisionnement peuvent porter sur la manière dont la découpe, le meulage et le polissage seront gérés dans le contexte de fabrication concerné.
Les projets californiens doivent distinguer le rapport existant de la future directive réglementaire encore en cours de rédaction. Les contrats, les calendriers produits et les communications ne doivent pas affirmer que l'interdiction proposée des matériaux contenant plus de 1 % de silice cristalline est déjà en vigueur. Ils peuvent en revanche mentionner le vote du Board du 21 mai 2026 et la demande adressée à Cal/OSHA de rédiger une norme temporaire d'urgence.
Lorsqu'une spécification laisse des choix possibles, la composition du matériau rapportée et le bilan des cas californiens fournissent une base pour évaluer la pierre reconstituée aux côtés d'autres catégories de matériaux. La décision reste liée au produit demandé et au travail de fabrication qu'il implique, et non à une affirmation non étayée concernant une future réglementation.